Sokult, le réseau social culturel qui remet vos proches au centre
Un ami vous parle d’un album pendant vingt minutes. Vous hochez la tête, vous vous dites que vous l’écouterez. Trois semaines plus tard, il ne reste rien : ni le nom du groupe, ni celui du morceau. Sokult, arrivée sur Android et iPhone en juin 2026, est née de ce trou de mémoire qui nous arrive à tous. Ce réseau social culturel range les coups de cœur et les recommandations de vos proches au même endroit que les vôtres. Films, livres, podcasts, jeux vidéo, bonnes adresses…

Le problème, ce n’est pas de manquer de recommandations
Entre proches, on s’en fait tout le temps. Un film à voir absolument, une série qui démarre lentement mais qui devient géniale, un roman dont le héros vous fait penser à un ami. Le souci n’a jamais été la quantité : c’est que tout ça s’évapore. La capture d’écran finit supprimée. Le titre balancé en conversation redescend sous quatre cents messages. La note vocale de trois minutes, personne ne la réécoute. Du coup, le dimanche soir venu, vous ouvrez une plateforme de streaming, vous faites défiler pendant quarante minutes, et vous lancez une série au hasard.
Un profil qui raconte vos goûts
Le principe de Sokult, c’est que tout ce que vous avez aimé se range au même endroit. Comme ceux de vos proches. Huit catégories cohabitent sur votre profil : films et séries, livres, BD et manga, musique, podcasts, YouTube, jeux vidéo, et une huitième consacrée aux lieux, qui rassemble restaurants, bars, caves, cafés et salles culturelles. Un album écouté en boucle et une adresse de quartier finissent côte à côte, ce qui est plutôt rare dans une application de ce genre.
L’ajout prend quelques secondes. Vous cherchez l’œuvre, vous mettez une note, vous écrivez pourquoi elle vous a marqué. Au bout de quelques semaines, le profil devient une bibliothèque de tout ce qui vous a plu, consultable par ceux qui vous suivent. Sur le réseau social culturel Sokult, c’est cette mémoire personnelle qui sert de matière première à tout le reste.
Ça marche comment, concrètement ?
Vos recommandations apparaissent dans le fil des gens qui vous suivent, comme sur n’importe quel réseau social. On y like, on y commente, on y répond. Mais pas de photo de brunch ou de votre chien.
L’application vous laisse aussi poster un morceau en story, monter des Top 10 sur le thème de votre choix (top 10 des séries à regarder en couple, par exemple) et lancer des listes collaboratives avec vos proches, du genre « meilleurs kebabs de Paris ». Elle permet également de suivre les nouveautés des artistes, des séries et des réalisateurs qui vous intéressent, et vous propose des suggestions calculées à partir de vos propres recommandations.
Un fil qui ne cherche pas à vous garder
C’est là que Sokult prend le contre-pied de l’époque. La plupart des applications sont conçues pour vous retenir le plus longtemps possible, parce que leur revenu dépend du temps que vous y passez. Ici, l’objectif affiché est l’inverse : que vous en sortiez avec quelque chose à voir, lire ou écouter.
L’application se revendique faite pour un cercle restreint plutôt que pour la course aux likes, ce qui change assez radicalement la sensation d’usage : on y va pour trouver, pas pour tuer le temps.
Gratuit, indépendant, et ça ne bougera pas
Sokult est gratuite, sans achat intégré et sans publicité. Ce n’est pas une offre de lancement en attendant de monétiser : l’engagement est affiché. Le modèle ne repose donc ni sur votre attention ni sur la revente de vos données.
L’équipe espère que chacun s’emparera de l’application, en proposant une idée d’amélioration ou une contribution, et fera grandir la communauté en la partageant.


